Psychopraticien et fin de thérapie

Il n’y a pas de durée “idéale” pour mettre fin à une thérapie. Pour la plupart des gens, le sentiment que la thérapie n’est plus nécessaire, ou que les progrès ne sont plus au rendez-vous, marque la fin de la psychothérapie. Dans la plupart des cas, le patient décidera de lui-même de mettre fin à la thérapie ; mais il existe aussi des situations dans lesquelles un psychopraticien, ou autre professionnel de la psychologie, peut décider de mettre fin aux séances et de recommander un autre professionnel au patient.

Dans cet article :

Fin de thérapie chez un psychoprarticien à Rennes

Comment savoir s’il est temps de mettre fin à sa thérapie ?

Un signe indiquant qu’il est temps de mettre fin à la thérapie est le sentiment du patient d’avoir atteint les objectifs qu’il s’était fixé au départ. Si un patient, ayant entrepris une thérapie pour des problèmes de colère, par exemple, estime qu’il a identifié les éléments déclencheurs de ses difficultés et développé des stratégies efficaces pour y faire face, il aura probablement le sentiment que la thérapie lui a permis d’atteindre son objectif. Parfois, c’est aussi un sentiment de ne plus progresser assez qui amène un patient à mettre fin à sa thérapie. Bien que leur dépression se soit améliorée au début, par exemple, il arrive que la thérapie ne soit plus assez efficace pour permettre au patient de continuer à progresser. D’autres fois encore, ce sont des difficultés d’ordre pratiques qui entrent en jeux : manque de moyens financiers, incompatibilité horaire…

Est-il normal de ne pas savoir si je dois mettre fin à ma thérapie ?

Bien sûr. Même lorsqu’un patient est satisfait des progrès qu’il a réalisés avec son thérapeute et qu’il fait le choix conscient de passer à autre chose, cela peut-être douloureux ou émotionnellement difficile. Discuter ouvertement de ces sentiments de malaise et des prochaines étapes peut aider le patient à tourner la page, à surmonter cette “perte” et ce changement et à élaborer un plan d’action pour faire perdurer les bienfaits obtenus par la thérapie.

Comment dois-je dire à mon psychopraticien que je veux mettre fin à la thérapie ?

Certains clients cessent tout simplement de se présenter aux rendez-vous ou ne répondent plus aux appels téléphoniques de leur thérapeute. Mais la meilleure stratégie pour mettre fin à sa psychothérapie n’est pas la « fuite en avant », car elle prive le patient de la possibilité d’échanger sur ses sentiments et qu’elle peut laisser le psychopraticien dans l’incertitude quant à la raison du départ du patient. Idéalement, le patient doit échanger avec son thérapeute sur le fait qu’il envisage de mettre fin à sa thérapie et évoquer les raisons qui l’y poussent. Ensemble, le thérapeute et le client examineront ainsi les progrès réalisés et détermineront si la fin de la thérapie est dans l’intérêt du client, ou non. Bien que le psychopraticien puisse suggérer au patient qu’une prolongation de la thérapie serait appropriée, il ne doit jamais faire pression sur le client pour qu’il continue.

Une fois la thérapie terminée, puis-je reprendre des rendez-vous ?

Évidemment. Après la fin de la psychothérapie, la plupart des thérapeutes laissent l’opportunité aux patients qui le souhaitent de reprendre rendez-vous. Dans certains cas, il s’agit de reprendre une “tranche” de thérapie régulière après une absence de plusieurs mois ou de plusieurs années ; dans d’autres cas (notamment dans le cadre de la thérapie cognitivo-comportementale ou d’autres modalités très structurées), cela peut simplement être des « séances de rappel » périodiques pour évaluer les progrès du patient et renforcer l’effet de la thérapie. À la fin de la thérapie, il est conseillé d’échanger avec le thérapeute sur les modalités d’une éventuelle reprise de rendez-vous dans le futur.

Après la fin de ma thérapie, puis-je devenir ami avec mon psychopraticien ?

De nombreux codes de déontologie interdisent aux thérapeutes de nouer des liens d’amitié avec leurs patients. Toutefois, créer une amitié avec un ancien patient n’est pas explicitement interdit, même si de nombreux thérapeutes refusent de fréquenter leurs anciens patients. D’autres pensent aussi que le fait d’avoir établi une relation thérapeutique par le passé rend impossible une véritable amitié.

Un psychopraticien met-il parfois fin à une thérapie avec un client ?

Oui, si le psychopraticien estime qu’il n’est plus en mesure d’aider une personne ou si son code de déontologie l’oblige à orienter le patient vers un autre professionnel plus adapté à ses besoins. Par exemple, si un patient, entré en thérapie suite à une dépression par exemple, commence à présenter de nouveaux symptômes (toxicomanie, troubles du comportement alimentaire…) qui et que ceux-ci dépassent l’expertise du thérapeute, il peut estimer qu’il vaut mieux orienter le patient vers un autre professionnel.

Puis-je me sentir rejeté par mon thérapeute s’il décide de mettre fin à ma thérapie ?

Si un psychopraticien estime que son patient ne fait pas de progrès et qu’il n’est pas en mesure de l’aider plus, il se doit de l’orienter vers quelqu’un d’autre. Parfois, la vie du thérapeute peut aussi interférer avec sa capacité à proposer une thérapie adaptée, par exemple, si le thérapeute est en train de divorcer, il peut trouver difficile de rester neutre durant des séances de thérapie de couple. Si la fin d’une thérapie à l’initiative du psychopraticien peut être douloureuse ou déroutante pour le patient, il est important de se rappeler que la grande majorité des thérapeutes qui mettent fin à une thérapie le font dans l’intérêt de leur patient. Dans de rares cas, un thérapeute peut également mettre fin à une thérapie s’il estime que sa propre sécurité est en danger (si un client le harcèle, par exemple).

Que faire si je souhaite continuer ma thérapie et que mon thérapeute ne le veut pas ?

Si un patient ne sait pas pourquoi un psychopraticien met fin à sa thérapie, il est tout à fait en droit de le lui demander ; dans la plupart des cas, un bon thérapeute sera en mesure de fournir une réponse directe à cette question et d’aider le client à surmonter son sentiment d’abandon. Si le thérapeute n’a pas orienté le patient vers un autre professionnel, le client peut lui demander des recommandations. Un nouveau psychopraticien pourra aider le patient à surmonter un sentiment persistant de mal-être ou de stress liés à la fin de sa précédente thérapie.


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