Psychothérapie : se lancer

La plupart des gens, même ceux qui disposent d’un entourage bienveillant et aidant et qui ne souffrent pas d’une maladie mentale spécifique, peuvent bénéficier d’une psychothérapie à un moment donné de leur vie. Mais les signes indiquant qu’une thérapie pourrait être bénéfique ne sont pas toujours évidents à identifier. Si vous vivez des périodes prolongées de colère, de tristesse ou d’anxiété, si vous êtes confronté à des conflits relationnels ou à des problèmes de communication, si vous devez faire face à un événement douloureux particulier, comme le décès d’un proche, une rupture ou la perte d’un emploi, ou si vous êtes aux prises avec des questions d’identité ou d’estime de soi, il est peut-être temps d’entreprendre une psychothérapie à court ou à long terme.

Dans cet article :

image d'un praticien en psychothérapie à Rennes

Comment être sûr qu’une psychothérapie puisse m’aider ?

Si vous vous sentez abattu, déprimé, dépassé par la vie quotidienne ou incapable de communiquer avec les personnes qui vous entourent, il est très probable qu’un thérapeute compétent puisse vous aider. Parmi les signes plus subtils qui indiquent que vous pourriez tirer des bienfaits d’une psychothérapie, on peut citer le sentiment de réagir de manière excessive à certaines choses, le sentiment d’être « coincé » ou encore celui d’être mentalement fatigué.

Dois-je avoir un problème spécifique pour commencer une psychothérapie ?

La plupart du temps, les personnes qui entreprennent une thérapie le font pour résoudre une problématique précise. Lorsqu’ils estiment que leur problème est résolu, il peuvent alors y mettre fin. En revanche, d’autres personnes peuvent entamer une psychothérapie sans objectif clair, simplement car ils ont un sentiment flou que quelque chose ne va pas. Ces deux raisons sont tout à fait légitimes et ont leur place au sein de la psychothérapie.

Est-il courant de consulter un psychothérapeute ?

Suivre une thérapie, qu’elle soit individuelle, de groupe, ou en couple, est plus courant que beaucoup de gens ne le pensent. D’après les statistiques, en 2014, 1 personne sur 5 déclarait être ou avoir été suivie pour un problème psychologique, près de 11% des Français étaient suivis pour un problème psychologique ou de santé mentale et 7% de la population l’avait été dans le passé (Étude Opinionway, décembre 2014, pour le compte de La mutuelle des personnels de l’Éducation nationale).

Dois-je suivre une thérapie de couple avec mon partenaire ou y aller seul ?

La thérapie de couple fonctionne mieux lorsque les deux partenaires y assistent et s’engagent à améliorer leur relation ensemble. Toutefois, il est courant que les thérapeutes s’entretiennent avec les partenaires individuellement, afin de permettre à chacun de discuter de questions qui peuvent être difficiles à résoudre en présence de l’autre. Dans le cas où l’un des partenaires refuse de suivre une thérapie de couple, les séances individuelles peuvent quand même aider l’autre partenaire à identifier ses propres comportements et schémas de pensée qui pourraient contribuer à des conflits relationnels.

Que faire si je veux commencer une psychothérapie de couple, mais que mon partenaire ne le souhaite pas ?

Beaucoup de ceux qui souhaitent suivre une thérapie de couple constatent que leur partenaire n’est pas vraiment sur la même longueur d’onde. Si un des partenaires est réticent, car il n’est pas certain que cela l’aidera ou parce qu’il craint de se sentir mis en difficulté, il peut être intéressant pour le couple d’avoir une conversation honnête et ouverte sur ces préoccupations. Prévoir une 1re séance par téléphone peut aussi être une bonne solution pour se sentir plus à l’aise avec le processus. Et en cas de refus catégorique, une thérapie individuelle pour le partenaire qui le souhaite pourra tout de même être bénéfique.

Comment savoir si mon enfant a besoin d’une thérapie ?

Comme les adultes, les enfants vivent des émotions difficiles et traversent des périodes difficiles. Mais pour les parents, il n’est pas toujours facile de déterminer si ces difficultés sont le reflet de problèmes “normaux” ou bien plus graves. Si votre enfant semble déprimé ou qu’il s’autocritique de manière importante pendant plus de deux semaines, qu’il a du mal à suivre le rythme scolaire, qu’il se comporte violemment à l’école ou à la maison, ou qu’il a des difficultés à se faire des amis, un thérapeute peut être en mesure de l’aider. Si votre enfant mentionne le suicide ou le fait de se faire du mal ou de faire du mal aux autres, consultez immédiatement un professionnel de la santé mentale. Et si vous n’êtes pas sûr, faites part de vos inquiétudes à votre pédiatre, qui saura vous guider.

Thérapie de groupe ou psychothérapie individuelle ?

La thérapie de groupe, impliquant plusieurs thérapeutes qui travaillent avec plusieurs personnes à la fois, est généralement moins coûteuse que la thérapie individuelle. Elle permet aux patients de recevoir du soutien de la part des autres membres du groupe et de sentir qu’ils ne sont pas seuls dans leur combat. Cet aspect est d’ailleurs particulièrement important lorsqu’il s’agit de traiter des problèmes tels que la toxicomanie ou le deuil. La thérapie de groupe aide également les membres à améliorer leurs capacités de communication, en apprenant à écouter les expériences des autres et à respecter leurs points de vue, ce qui peut être particulièrement utile pour ceux qui se débattent dans des situations sociales.

À l’inverse, de nombreux patients trouvent qu’il est plus facile d’échanger sur des sujets gênants ou douloureux avec une seule personne plutôt qu’avec plusieurs. La thérapie individuelle permet également de bénéficier d’une attention personnalisée et les patients sont donc susceptibles de recevoir un traitement mieux adapté à leurs besoins spécifiques. La confidentialité est également garantie dans la thérapie individuelle (sauf dans les cas où un client présente un danger imminent pour lui-même ou pour autrui) ; contrairement à la thérapie de groupe où elle peut être plus difficile à faire respecter.


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